Attention, ceci est un vrai virus très dangereux !
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Attention, ceci est un vrai virus très dangereux !
Rédigé le 30/01/2007 à 19:05 | Lien permanent | Commentaires (2)
Il y a quelques temps, je vous avais dit que j'avais été selectionné parmi les 52 gagnants du 1er concours de podcast Radio France. Le thème été le printemps.
Comme annoncé, Radio France dévoile les gagnants ici à raison de un par semaine depuis le 21 avril dernier... Et je suis le 50ème sur la liste ! Alors, chaque semaine, j'écoute les gagnants qui proposent des chansons à la guitare, des poèmes au raz de l'herbe fraîche, des balades, des histoires d'amours entre piou-piou... BREF CA ME PLAIT PAS DU TOUT !
Donc je vous propose d'écouter mon travail en cliquant ici. J'ai réussi à trouver mon chef-d'oeuvre car Radio France a téléchargé tous les gagnants d'un coup sur Podemus. Mais il ne sera disponible "officiellement" sur le site de Radio France qu'à partir de début avril 2007... Vous êtes une sacrée bande de veinards !!
Bref, dites-moi ce que vous en pensez. Soyez attentif. Vous allez voir, c'est bucolique.
Rédigé le 24/01/2007 à 19:00 | Lien permanent | Commentaires (6)
Une video assez ancienne qui reprend, en film, le fameux générique des Simpsons !
Rédigé le 21/01/2007 à 20:03 | Lien permanent | Commentaires (5)
C'est la bonne, j'ai signé mon premier CDI aujourd'hui en tant que contrôleur de gestion sociale. Après trois ans de boulots précaires, il faut croire que tout arrive. Mais je reste convaincu que le poste que j'occupe est un siège éjectable.
La fatigue de la période actuelle m'empêche de mettre à jour régulièrement le blog... J'y reviendrais.
Allez, rions un peu :
Rédigé le 19/01/2007 à 22:27 | Lien permanent | Commentaires (1)
Chapitre 2 : Le train de 8h22
Alors que je m’apprêtai à rentrer dans ma douche, on frappa à ma porte. Je vis par le judas qu’il s’agissait d’un homme habillé d’une façon démesurément distingué, une sorte de majordome anglais aux gants blancs.
J’ouvris la porte. Il regarda ma serviette d’un air particulièrement méprisant.
- Vous voudrez bien apporter une photo de vous à l’âge de 6 ans lorsque vous arriverez chez Miss Magenta Hapschatt.
- Pardon ? Vous êtes qui, s’il vous plait ?
- Je suis son majordome. Prenez, me dit-il en me tendant le carton. Et
. Et habillez-vous s’il vous plait
L’homme repartit aussi mystérieusement qu’il était arrivé. Le carton indiquait :
« Miss Magenta Hapschatt vous convie à son brunch à 9h45. Prendre le train de 8h22 de la ligne B du RER, en direction de l’Aéroport Charles de Gaulle »
Je reconnus le train que j’avais l’habitude de prendre pour rejoindre Malficia Incorporated à Villepinte. Je ne comprenais pas cette invitation et cela m’inquiétait plus qu’autre chose.
A 8h22, invitation ou non, je rentrais dans le RER B qui m’emmenait au travail.
Comme à mon habitude, je m’assis seul à la banquette près de la porte où se multipliaient les courants d'air froids. En ce mois de décembre, nous supportions depuis déjà plusieurs semaines des températures négatives.
Quelle que soit l’heure, la ligne B reste vide lorsque l'on se place en bout de rame.
Le carton d’invitation était écrit en lettres rouges dans une écriture démesurément stylisée, le grammage et la matière du papier m’étonnaient par leur finesse. Cela me rappelait les cartons de mariage.
Après avoir conclu qu’il devait s’agir d’un canular ou, plus probablement, d’une opération publicitaire destinée aux voyageurs de la line B, le sommeil me gagna.
Sachant que le trajet allait être long, je fermis les yeux en ne me souciant plus de mon environnement direct. Il faisait froid, ma position sur la banquette était inadéquate. Mes muscles étaient tendus par le stress. Je pensais que ce rythme quotidien finirait par m'user et sans doute creuser ma tombe. Après m'être retourné dans tous les sens, je me résolus à ouvrir un instant les yeux. Tous les voyageurs me regardaient d’un air hagard. Qu'avais-je fait ? Je regardais un instant mon manteau, mon image dans la vitre du métro. Aucun signe apparent de ma personne ne devait attirer l’attention. Je les regardais à mon tour sans entraîner aucune réaction.
Dans un réflexe qui me ressemble peu, je me levais et m’adressais à l’un d’eux.
- Oui ? Fis-je simplement à un homme d’une quarantaine d’années qui me fixait.
Il n’y eut pas de réponse. Je me retournais vers sa voisine sans rien dire. Ces voyageurs semblaient être réduits à des corps inertes dont on aurait enlevé l’esprit. Des corps qui se contentaient de me suivre du regard sans aucune autre émotion que celle de l’absence.
Une lumière bleu-nuit qui provenait du wagon précédent détourna mon attention. En m’approchant, je vis qu’il s'agissait d'un wagon-lit. De ceux qui possèdent un minuscule couloir et des compartiments à 6 couchettes où l'on ne peut rien faire d'autre que dormir. A ceci près que le luxe de ce wagon n’était pas sans rappeler les vieux trains du XIXèeme siècle.
Je fis un lien évasif avec le carton d’invitation et un possible événement promotionnel organisé par la RATP.
- Monsieur, me dit un contrôleur, voici votre compartiment. Comme prévu, vous êtes dans celui d'Elvis Presley, Buster Keaton, sa sainteté Jean-Paul II, sur la banquette du haut, et les frères Bogdanoff.
- Merci
dis-je en souriant. C’est pour quel produit ?
Le contrôleur ne sembla pas prêter attention à ma question et s’en alla.
Le compartiment était parfaitement calme. Les frères Bogdanoff (ou leurs sosies ?) ne dormaient pas. Igor griffonnait des calculs incompréhensibles sur une feuille alors que Grishka était plongé dans un bouquin épais. Ils me saluèrent tous les deux d'un sourire.
Tel un étudiant, l’acteur jouant Buster Keaton tentait, de son seul pouce, de faire tourner un stylo autour de son index sans le faire tomber. La première fois, il mit de l'encre partout. La seconde, le stylo atterrit sur Igor qui fut déconcentré... L'acteur me salua d'un "Good morning sir" sans le moindre sourire.
Je jetais un coup d’il vers Jean-Paul II. Son sommeil semblait profond. Je me suis couché sur la banquette du milieu. A mes pieds défilaient les paysages sales de la banlieue nord de Paris. Je décidais de tirer le store afin d'avoir plus de noir. Je me suis alors endormi complètement, oubliant la raison pour laquelle je me trouvais dans ce train...
Quelques instants plus tard, le contrôleur ouvrit avec énergie la porte du compartiment.
- Monsieur Guylair, arrêt à la demeure de Magenta Hapschatt dans 1 minute ! Veuillez vous préparer à descendre !
Puis d’une voix de confident, il susurra :
- Dites-moi mon jeune ami, vous n’avez pas oublié la photo ?
- Euh
Non
Mais je ne suis pas seul sur la photo
- Ce n’est pas grave, on s’arrangera
habillez-vous.
La réalité était moins reluisante que ce qu’annonçait le contrôleur. Le RER, comme à son habitude, arrivait à la station d’Aubervilliers, au pied des HLM les plus sinistres de la région parisienne.
J’interpellais le contrôleur.
- Je dois me rendre à Villepinte, je ne peux pas m’arrêter ici !
- Ne vous inquiétez pas, vous donnerez ça au bourreau allemand qui vous sert de chef.
Il s’agissait d’une ordonnance de médecin : « Je, soussigné docteur Hyporhate, vous informe par la présente de la mort d’Emmanuel Guylair, rendant impossible sa présence au travail pendant deux grosses semaines ».
- Il aura des doutes quand je lui donnerai la lettre.
- Faite-nous confiance
Je sortis comme convenu à la station Aubervilliers, sans savoir où je devais désormais aller.
Rédigé le 13/01/2007 à 16:44 | Lien permanent | Commentaires (2)
Chapitre premier : La Bête
9h15. A peine avais-je posé mon manteau que la porte du service « gestion du personnel » claqua dans un bruit ahurissant.
- Emmanuel ! Hurla mon supérieur hiérarchique furieux. Quarante-cinq millions huit cent cinquante sept mille six-cent cinquante trois euros et quatre vingt-sept centimes ?
Je le regardai les yeux exorbités.
- Réponds ! Sinon, je Fit-il en me lançant un regard rempli de haine.
- Euh bafouillais-je d’un air fébrile.
- C’est pas possible ?! Deux millions vingt-trois mille deux cents euros ??
- Je Vous parlez du budget ?
- C’était
Tout en maintenant son regard noir dans le mien, il froissa la feuille de papier contenant les hiéroglyphes de sa pensée récente.
- C’était huit cent cinquante sept mille six cent dix sept euros, non ?
- Il faut que je vérifie dis-je en déglutissant.
Mon cur semblait vouloir partir en courant, sans attendre ma décision. Quant aux trois vieilles femmes qui me servaient de collègues de travail, elles regardaient la scène avec une perversion non feinte.
Il y eut un silence.
- Tu n’es qu’une moule Conclut l’homme qui repartit dans son bureau.
Je savais que le répit allait être court.
Il fallait comprendre de cette colère que la masse salariale de l’entreprise, dont je surveillai l’évolution, avait finalement été plus importante que prévue. Je me haïssais de prendre cet « échec » pour moi car ce n’était pas le cas.
L’homme revint à mon bureau. Son accent allemand m’était devenu insupportable.
- Explique deux millions vingt-trois mille deux cents euros, aboya-t-il. Et trouve des solutions !
- Euh oui
L’explication était simple : trois patrons étaient partis avec des indemnités de départ de trois cent mille euros net chacun. La prévision de cet événement était impossible puisque la décision avait été prise en quatre heures par Berlin. Les résultats étaient en hausse de 117% au lieu des 128 attendus. Les actionnaires avaient rendu leur verdict. Un sac poubelle rempli de leurs effets personnels attendait les trois dirigeants dans le hall de Malficia Inc.
A l’époque, j’avais 22 ans. Je venais de décrocher mon premier contrat à durée déterminée. Le stress et la bêtise de ce métier me rendaient malade.
Le téléphone sonna. Je reconnus son numéro.
- ALORS ?
- Euh, je regarde et
- Tu n’as pas trouvé des solutions ?
-
- On doit stopper les variables !
Cela signifiait que les rémunérations sur objectifs de tous les salariés allaient devoir payer les exploits de ces trois hurluberlus. Je découvrai que toute notion de mérite avait disparu en matière de rémunération.
- Alors ??? Hurla l’homme en arrivant en furie dans le bureau.
- Je calcule
- C’est trop lent, trop lent !
Avec son regard noir, son visage trapu et son agitation perpétuelle, mon supérieur hiérarchique me faisait davantage penser à un pitt-bull qu’à un être humain. L’un des postillons qui avaient longuement macéré entre sa langue et son palais m’arriva sur la joue sans crier gare. Une envie de vomir m’envahit.
- Pardon dis-je précipitamment en me levant de mon bureau.
- Quoi encore ???
En le repoussant manu militari de mon chemin, je me dirigeai vers les toilettes. La sensation de nausée s’intensifiait. Lui me suivait pas à pas en vociférant son analyse nauséabonde de la situation.
- Huit cent vingt trois milles euros à septembre annoncé ! Le système a sorti neuf cent mille cent onze euros rien que pour les trois premiers mois ! Comment c’est possible ? Et surtout QUI ? Tu es le seul responsable !
Je m’enfermai dans les toilettes.
- Tu es le seul responsable ! LE SEUL !
L’homme se mit à frapper violemment contre la porte.
- Tu sauteras ! A peine arrivé, tu sauteras ! Petit imbécile ! Incompétent ! Payé à ne rien faire !
Assis à même le sol, je sentais les larmes me monter aux yeux. Les coups de poing dans la porte étaient tellement forts que je crus qu’il allait tout défoncer.
- Tu ne sers à rien ! Tu ne mérite pas Malficia Incorporated !
Puis il y eut un silence. J’inspirai un grand coup en fermant les yeux.
Mon répit fut coupé net par la lame d’une énorme hache qui coupa la porte des toilettes en deux. Son oeil rougi par la colère me fixa au travers de la fissure.
- Crois-tu que tu vas t’en tirer comme ça ?? Crois-tu ? Tu vas répondre de la situation !
Le bruit d’une sonnerie détourna mon attention.
J'ouvris mes yeux avec difficulté et éteignis mon réveil. La sensation de nausée était toujours présente mais elle s'était violemment mêlé à une sensation de fatigue. Le rythme de mon coeur ralentit. Il était 6h40 et je m’apprêtai à me préparer pour l’enfer.
Rédigé le 11/01/2007 à 22:44 | Lien permanent | Commentaires (2)
C'est encore top secret mais j'ai "faiblement" accepté de rédiger des critiques cinéma pour le compte de Monsieur Cinéma (première réponse sur googoolum). Après avoir participé à la rédaction de Kinomax entre 1999 et 2004, il faut croire que ce genre d'activité me poursuit ! Mes excuses auprès de Loops de Kinomax, mais qu'il sache que cette activité est très ponctuelle !
Je compte également réécrire de la fiction sur ce blog. Mais cette fois une histoire décomposées en chapitres. J'ai quelques idées mais je ne compte pas "structurer" la chose outre-mesure. De toute façon ça perdrait le lecteur d'un épisode à l'autre. Ce sera l'histoire d'un jeune parisien... qui a des expériences en ville... qui lui font sortir de sa routine un peu merdique... et ça n'aura pas de limite.
Voila pour les news !
Rédigé le 10/01/2007 à 23:27 | Lien permanent | Commentaires (2)
Séance cinéma sur You tube : la totalité du film culte "Night of the living dead est disponible ici (vo non sous-titré par contre).
D'autre part, un coffret DVD Paul Verhoeven est disponible pour 41 euros au Virgin Megastore. Après avoir désespéré de trouver comment dépenser les chèques cadeaux qui m'avait été offert par le CE, je suis tombé sur ce coffret de 5 films avec autant de commentaires audio du réalisateurs. Les 5 films sont ceux de sa période hollandaises : Business is Business, Turkish Delight, Katie Tippel, Soldier of Orange et Le Quatrième Homme. Plus d'infos ici !
Rédigé le 07/01/2007 à 16:36 | Lien permanent | Commentaires (2)
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